lundi 11 septembre 2017

MILK AND HONEY - Rupi Kaur

Couverture Lait et miel
Mesdames et Messieurs, je suis fière de vous annoncer mon retour sur mon petit blog *applaudissements*. Merci, merci. J'ai décidé de changer un peu la présentation de mes chroniques et la manière dont je les écris. En relisant les "anciennes", je me rends compte que j'ai pu être parfois un peu trop factuelle, sans rentrer à fond dans ce que je voulais dire du bouquin ou de l'histoire. 

Je reviens avec une lecture en VO — sachez cependant qu'une version française sortira le 22 septembre aux Editions Charleston — qui m'a beaucoup marquée. 

Je ne peux pas dire que je sois une grande fan de poésie. Il faut dire que j'ai lu Baudelaire et Rimbaud pour mes cours, et quelques autres, mais je n'y avais jamais porté trop d'intérêt — sauf Les Fleurs du Mal : ça j'avais adoré —.


Ici, on a affaire à de la poésie en vers libres. J'ai adoré. Je recommande d'ailleurs vivement à celles et ceux qui le peuvent de le lire en anglais. Je ne suis pas certaine que la traduction française rendra justice à la beauté et à la puissance des mots employés dans cet ouvrage.

Rupi Kaur nous parle de viol, d'acceptation de soi, de colère, d'amour, de sexe, de famille, du corps féminin et d'une tonne d'autres sujets reliés à ces thèmes principaux. C'est dur et violent parfois. Il est sûr que ce livre n'est pas à mettre entre toutes les mains.

Mais grands dieux que c'est beau. C'est le genre d'oeuvre qui me rappelle à quel point les mots possèdent une véritable force, qui peuvent toucher l'âme d'un lecteur. J'ai failli pleurer à de nombreuses reprises, pour vous dire à quel point j'étais touchée — c'est peut-être parce que je suis une fragile aussi, on sait pas —.

Le livre est également illustré. Et j'ai trouvé certains dessins, pourtant très simples, très poignants. Je vous glisse quelques exemples juste en dessous :

Imagem de quote, rupi kaur, and milk and honey//currently miss my ex//

Comme vous pouvez le constater, les poèmes sont en général très courts. Mais c'est justement, pour moi, là où réside tout le talent de l'auteure : en dire beaucoup avec très peu de mots

Je disais juste au-dessus que j'aimerai aller plus au fond des choses lorsque j'écrirai mes chroniques à présent, mais je ne peux pas vous en dire plus sur ce chef d'oeuvre. Je le conseille vraiment du fond du cœur, à tout le monde — au-dessus de 15/16 ans quand même — : hommes ou femmes. Je pense que chacun et chacune pourra trouver une résonance dans les mots de Rupi Kaur. 

Ce livre ne va pas quitter ma table de chevet pendant un long moment, j'en relis déjà de temps en temps des passages qui me font le même effet qu'à la première lecture.



milk and honey - rupi kaur
2015
204 pages
Editions Andrews McMeel Publishing

this is the journey of
surviving through poetry
this is the blood sweat tears
of twenty-one years
this is my heart
in your hands
this is
the hurting
the loving
the breaking
the healing

- rupi kaur

lundi 3 juillet 2017

LA PAUSE ESTIVALE

Bonjour ou bonsoir, amis lecteurs et lectrices. Je vous annonce aujourd'hui que le blog ne reprendra une activité régulière qu'à partir de... SEPTEMBRE. 

OUI.

Mais pourquoi donc qu'est-ce-que c'est me direz-vous ? La réponse est simple : j'ai deux mois (à peine) pour écrire un rapport d'apprentissage, préparer ma soutenance et la passer le 31 août et enfin pour planifier mon départ en Angleterre le 2 septembre. C'est qu'elle est occupée la dame vous voyez ? Et même si je trépigne d'écrire des articles etc, je sens que je n'aurai pas le temps de proposer un contenu de qualité, et je n'ai pas envie de bâcler ! 

J'espère revenir en force dès que je serai un peu installée en Angleterre (je vais être fille au pair, hiiii). Je vais aussi certainement lire un peu moins d'ici là, donc mes réseaux (la fille se croit reine des réseaux sociaux, non mais vous y croyez vous ?) ; je disais donc mes réseaux risquent d'être un peu à l'abandon également (Livraddict, Facebook, tout ça tout ça).

Mais finalement, le plus important dans tout ça c'est que...

I'LL BE BACK
(One day)
(Maybe)
(In September I promise)
 

vendredi 2 juin 2017

LE GRAND MEAULNES - Alain-Fournier

Couverture Le grand Meaulnes Titre : Le Grand Meaulnes
Auteur : Henri Alain-Fournier
Editions : Le Livre de Poche
Sortie : 1976 (cette édition)
315 pages

Ma note : 14/20

François, quinze ans, est le fils de M. et Mme Seurel, instituteurs de Sainte-Agathe, en Sologne. Il fréquente le cours supérieur qui prépare au brevet d'instituteur. Un mois après la rentrée, un nouveau compagnon de dix-sept ans vient habiter chez eux. Il se prénomme Augustin Meaulnes. La personnalité mystérieuse d'Augustin, que les élèves appellent bientôt "le grand Meaulnes", trouble le rythme monotone de l'établissement scolaire et fascine tous les élèves.




Mon avis :
J'ai mis du temps à lire ce roman qui pourtant n'est pas si long ! Je dois dire que je l'ai lu au rythme de l'histoire, lentement, en prenant le temps de m'arrêter sur l'ambiance campagnarde, les paysages, les personnages qui évoluent doucement. J'ai été touchée par ce livre, notamment car c'est le seul de l'auteur, mort à 27 ans. Quand on sait cela, j'avoue qu'on voit les choses différemment !

Le Grand Meaulnes nous emporte entre réalité et fantastique, parfois on ne sait pas vraiment si on reste bien ancrés dans la réalité. Cette ambiguïté permet de s'évader un peu du quotidien au départ monotone des écoliers, et notamment de la vie ordinaire de François, le narrateur. L'arrivée d'Augustin Meaulnes, personnage plutôt secret et charismatique, bouleverse un peu la vie de tous au sein du petit village où l'intrigue prend place. Le grand garçon va passer plusieurs jours dans un endroit étrange et rencontrer une jeune femme dont il tombera amoureux, dans des circonstances mystérieuses. Le mystère autour de cette rencontre et de cette fête étrange auquel il aurait participé compose le centre de l'histoire.

Malgré ce petit élément intrigant, je n'ai pas été si curieuse de découvrir le pourquoi du comment. En fait, j'ai trouvé les passages entre les révélations progressives un peu longs et sans liens logiques. C'était peut-être voulu. Mais mon rythme lent de lecture peut s'expliquer par le désintérêt que j'ai éprouvé pour, finalement, ce qui est censé être la clef de l'intrigue.

Le style, quant à lui, est plutôt beau. Les descriptions m'ont immergées dans différentes ambiances avec succès : la salle de classe glacée en hiver, les jeux dans la cour de récré, les balades ensoleillées en forêt, le spectacle des bohémiens... Mais ces moments d'immersion étaient entrecoupés de passages que je trouvais inutiles, et qui m'ont parfois franchement ennuyée.

Heureusement, les derniers chapitres sont remplis de mélancolie, de douleur et de tristesse, ce qui rend les phrases poignantes et fortes. Et les moments que j'avais trouvé inutiles dans le milieu du livre se sont révélés importants pour le dénouement. Je garderai donc un plutôt bon souvenir du Grand Meaulnes, teinté d'amertume tout de même. J'aurai aimé adoré ce livre, mais ma petite âme de lectrice n'a que survolé cette histoire.